Peter Schlegel

20. septembre 2019 in Manifestation
Nous exigeons des espaces de vie faiblement irradiés. Nous exigeons une pause de réflexion.

Peter Schlegel. Ingénieur EPFZ en génie civil, expert en électrosmog, membre du comité de frequencia.

Chers co-manifestants, Nous nous retrouvons ici devant la maison d’où le Conseil fédéral entend mettre en œuvre la stratégie Suisse numérique. On peut se demander : Devons-nous simplement accepter la numérisation totale de la Suisse ? Où est le débat public sur la façon dont la numérisation bouleversera nos vies ? Car elle changera non seulement notre vie professionnelle, mais surtout notre santé, notre vie sociale et culturelle, et elle va toucher nos libertés fondamentales !

La 5G fait partie de la stratégie Suisse numérique. Seule la 5G peut apparemment offrir l’énorme capacité de transmission de données pour qu’une Suisse entièrement numérisée puisse fonctionner. Toutefois, le réseau 4G+5G 1ère phase, actuellement en cours d’extension, ne sera pas suffisant. Il est surtout utilisé pour le streaming vidéo, donc pour le divertissement. Le réseau 5G 2ème phase sera indispensable pour une numérisation totale. Il utilisera les ondes millimétriques, dont on ne peut que deviner les effets néfastes sur la santé.

Pour que cette numérisation totale puisse être appliquée, il ne faut surtout pas admettre publiquement que les ondes rendent malade. Mais elles le font ! Je le sais grâce à mes 20 ans d’expérience dans le domaine de la mesure avec une certitude absolue ; mes collègues suisses et étrangers le savent également. Et tout le monde peut bel et bien savoir que les ondes radio ont un potentiel pathogène. De nombreuses études menées par des chercheurs indépendants de l’industrie le confirment. En outre, il y a une expérience énorme, longue de plusieures décennies et évaluée sur la base de la consultation de dizaines de milliers de personnes qui souffraient des ondes radio. Cette expérience pratique nous permet de juger leurs risques sanitaires avec une grande certitude.

Sachant tout cela, nous présentons l’exigence de base : Nous exigeons des espaces de vie à faible rayonnement et des technologies de l’information et de la communication compatibles avec la santé et l’environnement. – Voici nos exigences concrètes, contribuant à la réalisation de cette exigence de base :

■ Nous exigeons que la valeur limite du rayonnement des antennes ne soit pas augmentée, pas même par l’astuce de calculer une moyenne des valeurs mesurées. Bien au contraire : La valeur limite doit être baissée !

■ Nous exigeons que l’alimentation Internet à l’intérieur soit séparée de l’Internet mobile à l’extérieur. Si le rayonnement des antennes ne doit plus traverser les murs, il peut être réduit considérablement – et avec lui la valeur limite.

■ Nous exigeons que ceux qui veulent un lieu de vie libre de rayonnements aient le droit légal de ne pas être approvisionnés par le service mobile. Par contre, ceux qui choisissent la radio ne doivent pas en irradier leurs voisins. Ceci n’est pas facile à résoudre ! Mais il faut une protection ancrée dans la loi contre l’irradiation par l’équipement du voisin émettant des ondes. Cette irradiation non voulue est perçue par beaucoup justement comme une violation du domicile.

■ Nous exigeons des zones à faible rayonnement dans la vie publique, dans l’habitat et dans la nature. Une part croissante de la population est handicapée dans sa vie quotidienne par les radiations, parfois jusqu’à l’extrème. Je connais beaucoup de gens qui dorment au sous-sol et ne peuvent guère voyager avec les transports publics.

■ Nous exigeons que le besoin en énergie de l’internet fixe et mobile, qui va exploser du fait de la numérisation totale, soit pris en compte dans la stratégie énergétique et les objectifs climatiques.

■ Nous exigeons que les informations générales sur les risques et la protection contre les rayonnements doivent être substantiellement améliorées. Cela vaut pour les pouvoirs publics et la politique, les écoles à tous les niveaux y compris les universités, le secteur de la santé publique, les entreprises d’installations de télécommunications et l’ensemble de la population. Cette information ne doit pas être unilatérale et sélective comme auparavant, mais doit englober toutes les connaissances existantes.

STOP 5G – c’est la demande d’une pause de réflexion. Soyons conscients que le message envoyé par la Suisse au monde entier ne doit pas se limiter au simple fait d’être un exemple sur le champ technique. Ce serait une réduction déplorable de nos facultés. Ce qui devrait rayonner, ce sont notre sens civique et la conscience non seulement des besoins liés à la matière, mais psychiques et spirituels – bref : tout ce qui est humanitaire

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